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1 laboratoire de création en 2 lieux sur 3 jours
Manon Labrecque et Martin Tétreault
installation performative
PRIM
2180, rue Fullum
vendredi et samedi, 25 et 26 novembre 2005
de 17 h à 22 h................................................................Entrée gratuite
Métro Frontenac Installation actions projectiosn performances
Pierre-André Arcand et Mario Côté
performance
Alexis Bellavance et Hugo Girard
actions et performances sonores
Nikki Forrest et Nelly-Ève Rajotte
projection vidéo
Manon Labrecque et Martin Tétreault
performance et projection vidéo
SAT — Société des arts technologiques
1195, boul. Saint-Laurent
dimanche, 27 novembre 2005
dès 17 h...............................................................................Entrée
8 $
Métro Saint-Laurent
4 duos d'artistes
Pierre-André Arcand et Mario Côté
Alexis Bellavance et Hugo Girard
Nikki Forrest et Nelly-Ève Rajotte
Manon Labrecque et Martin Tétreault
1 duo de commissaires
Nicole Gingras et Eric Mattson
Défini comme « l’émanation visible du corps du médium », le terme « ectoplasme » peut être compris comme une métaphore du processus de création. Ce projet repose sur un désir de provoquer, à quatre reprises, une collision entre deux pratiques artistiques et sur la création qui en découle : objet, œuvre, prolongement d’une pensée, comme autant de traces perceptibles de cet être hybride, bicéphale, annoncé par cette mise en relation entre deux artistes. Ainsi, le médium est, ici, l’interaction des médias explorés et exploités en commun, mais aussi l’être virtuel qui émerge de la rencontre provoquée entre les artistes jumelés. En suscitant ainsi, à quatre reprises, une rencontre entre deux manières de faire, entre deux imaginaires, quatre œuvres hybrides ou étonnamment symbiotiques prennent forme.
ECTOPLASMES 5x2 repose ainsi sur un processus de contamination — sur le plan des idées, des imaginaires, de l’apprivoisement des médiums et des manières de faire. Ces effets de contamination valent autant pour les artistes que pour les commissaires. Ils sont non seulement discernables dans l’expérience de chaque œuvre concoctée et finalisée à deux, mais aussi dans les modes de présentation de chacun de ces objets hybrides (projection vidéo, performance, installation performative, action, diffusion sonore dans l’espace, écoute avec casques). Sans oublier les traces que cette expérience laissera tant dans la pratique future des artistes et des commissaires que dans la perception positive que ressentira le visiteur (observateur-auditeur) au contact de ces œuvres.
ECTOPLASMES 5x2est un laboratoire de création amorcé en juillet 2005 par Nicole Gingras et Eric Mattson, deux commissaires de Montréal. Ils ont suivi de très près le développement de chaque projet par des visites d’atelier, des rencontres et des discussions fréquentes avec les artistes.
Au fil des semaines, chaque duo a appris à se connaître, a défini son terrain d’entente, a choisi ses outils et le mode de présentation qui lui seyait.
ECTOPLASMES 5x2 se matérialise en cet événement ponctuel qui rend public l’état actuel des œuvres développées en duo. Ce n’est ni une exposition, ni un concert, ni un programme vidéo. À l’image de l’activité créatrice qui a animé tous les participants, la diffusion d’Ectoplasmes 5x2 est un moment de rencontres et d’échanges entre les artistes, les commissaires et le public.
Pierre-André Arcand et Mario Côté
L’Écran La Toile — peinture/vidéo/son
Artistes multidisciplinaires chevronnés, ils sont animés par le goût des mots, des images et des sons. Ils ont une connaissance intime et approfondie du cinéma, de la peinture, de la musique et de la littérature.
Par le biais de la vidéo, les artistes se proposent d'aborder la fixité de l’image picturale et son animation, puis d'explorer des improvisations de matériaux sonores qui en seraient une traduction, une synesthésie possibles. D’une durée indéterminée, l’œuvre issue de ce processus s'articulera autour des attributs de la peinture et des ombres projetées qui rappellent l'origine de la représentation.
Alexis Bellavance et Hugo Girard
Projecteur
Ils sont tous deux des habitués de la scène : l’un pose des actions qui s’étalent dans la durée ; l’autre se produit régulièrement en concert sur les scènes européennes de la musique alternative. Ils travaillent tous les deux à partir de sources analogues : bruits du corps, bruits du quotidien, sons de la nature.
Dès 16 heures et jusqu’à la fin de la soirée, une action continue d’Alexis Bellavance est ponctuée par des interventions sonores de Hugo Girard, de plus en plus brèves et surprenantes. La durée rencontre l’instant. Les artistes se retrouvent dans un espace clos et confrontent deux conceptions du temps. Projecteur porte sur la perception toute relative du temps qui passe.
Nikki Forrest et Nelly-Ève Rajotte
Slip/...
Pour chacune, la vidéo est un médium privilégié permettant de cerner des espaces sensibles et intimes. Chez chacune, le travail de l’image est aussi fort et complexe que le travail du son. Elles ont respectivement développé une relation particulière au paysage comme une extension de leurs propres êtres.
Fusion des images et des sons des deux artistes, Slip/... s’élabore à partir d’expériences simultanées reposant sur les notions de rupture, de ratage, de résistance et d’errance, le tout créant une déstabilisation des sens et la perte de nos repères dans notre expérience du temps et de l’espace.
Manon Labrecque et Martin Tétreault
Exercices de neutralité
N
Martin Tétreault est un expert de l’improvisation musicale et sonore ; Manon Labrecque maîtrise le corps en performance (la voix, le souffle, les expressions du visage et le langage corporel). Acceptant de se commettre en ce duo, les deux artistes se sont laissé séduire par des objets de leur quotidien, tout en installant entre eux une bien étrange distance.
Dans un climat de jeu, ce duo réalise une série de courtes performances pour caméra vidéo et nous offre un fourmillement d’actions et de sonorités. Ces gestes absurdes et touchants, élaborés à deux, brossent un étrange inventaire d’effleurements, de grattages, de frictions, autant de rencontres et de ratages révélant que le toucher, sans jamais se toucher, est une expérience sonore parfois bien étonnante.
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